
1) Le cadre à rappeler : pas de TVA sur la cotisation, mais la TVA peut peser sur certains coûts
Pour cadrer le sujet, il est utile de rappeler un point de base : les cotisations d’assurance ne sont pas soumises à la TVA (elles intègrent des taxes spécifiques selon la nature des contrats).
En parallèle, le régime TVA du secteur est structuré par l’exonération applicable aux opérations d’assurance et de réassurance et, sous conditions, aux prestations afférentes réalisées par les courtiers et intermédiaires (article 261 C du CGI, commenté dans la doctrine).
La conséquence opérationnelle est simple : si des charges liées à un sinistre supportent de la TVA et que cette TVA n’est pas (ou n’est plus) récupérable, la TVA devient un coût. Dans ce cas, elle peut peser sur l’économie de la prestation d’assistance.
Pour les assureurs et les réseaux, l’intérêt de ce rappel est concret : il permet d’expliquer une évolution de prime avec un raisonnement “coût de revient”, et pas uniquement avec une lecture “sinistralité” ou “ajustement tarifaire”.
3) Ce que cela implique côté contrat : lisibilité, conditions, organisation
Quand un facteur de coût évolue, la réponse ne doit pas être uniquement tarifaire. Dans l’assistance, la valeur perçue repose aussi sur la clarté et la fluidité. Concrètement, trois points doivent être sécurisés.
Clarifier le périmètre de l’assistance
Plus le contexte économique se tend, plus les zones grises deviennent sources d’incompréhensions. Préciser ce qui est couvert (et dans quelles conditions) constitue une base de stabilité. C’est aussi ce qui permet au réseau de mieux cadrer le discours face aux clients pros : que couvre exactement l’assistance, et dans quels cas ?
Sécuriser les conditions de déclenchement
L’assistance se joue “en temps réel”. Des conditions claires évitent les malentendus, facilitent la prise en charge et améliorent l’expérience globale. Ce sujet est particulièrement important dès qu’on parle de mobilité professionnelle, où le temps d’immobilisation peut avoir un coût indirect.
Appuyer le service sur des dispositifs opérationnels
Notre approche s’inscrit dans un parcours d’assistance multi-canal : selon les situations, le client peut initier sa demande via différents canaux, puis poursuivre avec le canal qu’il préfère.
4) La bonne formulation à diffuser au réseau (simple et prudente)
Nous pouvons proposer une explication courte, utilisable par un assureur ou un intermédiaire :
“La prime d’assistance peut évoluer lorsque certaines charges liées aux sinistres intègrent une TVA qui n’est pas récupérable pour l’assisteur. Dans ce cas, la TVA devient un coût et peut contribuer à augmenter le coût de revient des prestations.”
Cette formulation ne prétend pas “prouver” un changement réglementaire précis. Elle explique le mécanisme de façon juste, sans surpromesse, et permet d’éviter un discours trop technique.
5) Tableau de lecture : du sujet fiscal aux leviers contractuels
| Sujet | Quand la TVA n’est pas récupérable sur certaines charges | Notre recommandation (assureurs / réseau) |
|---|---|---|
| Coût de revient | La TVA devient un coût résiduel | Expliquer clairement le mécanisme |
| Contrat | Les zones grises se paient plus cher | Clarifier périmètre et déclenchement |
| Expérience client | La hausse est mieux acceptée si le service est lisible | Rendre le service concret et opérationnel |
| Diffusion réseau | Le réseau doit pouvoir “dire simple” | Phrase courte + supports homogènes |
La TVA n’est pas qu’un sujet comptable : dès qu’elle n’est pas récupérable sur certaines charges de sinistres, elle peut devenir un coût et peser sur le coût de revient des prestations. Dans l’assistance, cela peut contribuer à une évolution de prime. Pour sécuriser l’impact, la meilleure approche combine pédagogie, clarté contractuelle et dispositifs opérationnels.


